Une amie m’avait parlé d’une thérapeute en Communication profonde accompagnée (ou psychophanie) qu’elle avait rencontrée. En pleine phase de reconversion professionnelle et (donc) de doutes, j’ai sauté le pas. Je vous raconte comment cela se passe…
Avant, j’étais très cartésienne. Et puis depuis deux années, j’ai commencé à rencontrer des personnes (comme une directrice de comm’ qui s’est installée comme magnétiseur) et à « tomber » sur des livres (comme les livres du Dr Janine Fontaine) qui m’ouvrent des portes vers d’autres choses… L’expérience de la psychophanie fait partie de ces ouvertures !
La Communication profonde accompagnée a originellement été utilisée pour permettre de communiquer avec des personnes en situation de handicap (autisme notamment).
Puis, certains thérapeutes se sont rendus compte qu’il était possible d’utiliser la psychophanie avec des personnes qui ne présentent pas de handicap.

Déroulé d’une séance de psychophanie / Communication profonde accompagnée

Tout d’abord, j’échange avec la thérapeute en CPA (communication profonde accompagnée) sur le pourquoi de ma venue. Dans mon cas, en pleine interrogation sur mon devenir professionnel, je venais voir s’il n’y avait pas un petit peu de lumière pour m’éclairer sur le chemin professionnel à prendre.
Puis, nous nous installons devant son ordinateur. Elle me propose un « petit ancrage » : je m’imagine être un arbre avec les pieds racines et les branches touchant le ciel.
Tout d’abord, elle écrit : « mots clés/émotions ». Puis elle prend ma main gauche, la replie dans sa main et laisse mon index glisser sur le clavier, sa main soutenant ma main.
Mon doigt se lance. Les mots fusent.
On prend le temps de relire après quelques lignes.
Puis elle note sur l’ordinateur « qu’il y a-t-il à se dire aujourd’hui ? ».
Quand je souhaite préciser certaines choses, on interroge par une question.

Qui parle ?

Bonne question…
Est-ce la thérapeute en CPA qui guide mon doigt et brode par rapport à ce que je lui ai dit lors de l’entretien préliminaire ? J’ai la conviction que ce n’est pas le cas, que ce soit par rapport à la thérapeute ou aux tournures de phrase et ce qui ressort.
Il peut ressortir d’ailleurs un élément concret que vous seul connaissez et que vous n’avez pas mentionné au thérapeute en Communication profonde accompagnée. Comme si « ce qui vous parle » voulait vous assurer que ce n’est pas le thérapeute, mais bien « lui » qui vous parle.
De ce que j’ai pu lire, c’est l’inconscient qui parle. Pour moi, c’est plutôt l’âme, le moi profond, le « coeur ». Je dois encore trop associer l’inconscient à Freud…
Pour mes enfants, je leur ai dit que c’est « la dame du coeur » car elle m’aide à laisser parler mon « coeur », au sens de ce que je veux vraiment au fond de moi.

Est-ce que l’on apprend des choses ?

Oui. Cela peut même bousculer un peu… ou beaucoup. Mais il semble que le « coeur » ne dise que ce que j’ai besoin de savoir aujourd’hui et que ce que je peux entendre aussi…
Il est ressorti pour moi qu’il était nécessaire que je pardonne pour avancer (Voir mon article sur « comment pardonner »). J’avoue être tombée des nues car je pensais avoir déjà pardonné pour certains sujets.
En fin de séance, on questionne sur les ressources et les actes à poser : cela peut parfois être très concret, comme « Au sujet du déménagement, ma maison m’attend, elle est dans les tuyaux. Cela doit se faire très vite. » La prochaine fois, je demande l’adresse de ma future maison : ce sera plus rapide !
Mes enfants ont souhaité aller voir cette thérapeute pour faire une séance de psychophanie. Ils ont eu des informations nécessaires à l’instant « t ». Je pense que s’ils décident d’y retourner dans 10 ans, ce serait différent, avec d’autres niveaux d’information. Cela a notamment aidé mon grand adolescent qui est un zèbre et qui n’ose pas montrer sa vraie personnalité de peur d’être rejeté. Il est aussi en questionnement sur ce qu’il veut faire plus tard avec l’approche du bac et de la nécessité de choisir ses études post-bac. Je le vois qui sort de son cocon et commencer à déployer ses ailes de papillon !
Un ami qui y est allé me disait que cela lui avait permis de comprendre beaucoup de choses sur son histoire familiale en une seule séance. Cela lui a permis de libérer sa créativité en dénouant les liens de loyauté familiale qu’il maintenait à son insu.

Combien de séances de psychophanie ?

Ce n’est pas comme un psychologue où vous êtes partis… pour quelques mois au mieux.
Vous pouvez décider de faire une séance de psychophanie ou … plus.
La thérapeute me conseillait d’attendre un mois entre chaque séance pour intégrer et laisser les choses se mettre en place.
Autour de moi, les personnes n’en ont fait qu’une ou deux. J’ai fait 4 séances à aujourd’hui car j’ai aussi beaucoup de noeuds gordiens à dénouer…

A partir de quel âge ?

La thérapeute me disait qu’elle l’avait fait avec un nourrisson de quelques mois. C’est aussi possible avec de jeunes enfants. Le « coeur » n’a pas besoin d’attendre pour s’exprimer en fait.

Et cela coûte combien ?

J’habite en province. La séance de CPA coûte 60 à 80 euros et dure environ 1h30. La thérapeute n’est pas avare de son temps et cela peut déborder…
Pour un enfant ou adolescent, la séance coûte 45 à 60 euros et dure une heure.

Photo : Keyboard par Toshiyuki IMAI / CC BY-SA 2.0