Oui, c’est sûrement un blog un peu fourre-tout. Je vous parle d’anti-puces naturels que j’utilise pour mes quatre chats. Puis d’amour de soi dans l’article suivant… Mais il fallait que je vous dise…

Un après-midi ensoleillé de fin mars, assise dans mon si beau jardin, j’ai décidé de m’aimer. J’ai pris la décision de m’aimer. Et ce ne fut pas une mince affaire à plus de 40 ans…

Comment cela m’est venu de décider de m’aimer ?

Entrepreneure depuis 2011 (vous pouvez aller voir mon blog entrepreneuse-heureuse.com), je me suis rendue compte assez rapidement que les difficultés que je rencontrais à développer mon entreprise étaient surtout… l’écho de mes propres blocages et limites. Oui, je vous assure que si un client vous dit non, si un partenaire vous « claque » entre les doigts, c’est qu’il y a AUSSI un problème de votre côté.

Quand c’était tendu avec ma fille en phase précoce de pré-adolescence, c’est que j’avais AUSSI des trucs à régler dans mes relations avec mes parents, dans l’amour que je me donne… Et quand j’ai accéléré le travail sur moi à l’aide d’un chaman, « bizarrement » ma fille est allée mieux avec moi, avec les autres, avec elle-même.

Revenons à ce mois de mars. Je m’assois dans mon jardin à même le sol. J’ai arrêté les prestations à mes clients pour lancer une formation en ligne, MON produit. Il faut que j’y consacre du temps pour avancer ce projet dont je parle depuis maintenant plusieurs années. Et je sens, je reconnais que c’est laborieux. Que cela manque de fluidité. Et dans le calme du jardin, j’essaie d’écouter ma petite voix intérieure QUI SAIT TOUJOURS ce qu’il faut pour moi (vous savez, c’est cette « intuition » qu’on aurait du écouter quand on regarde en arrière). Ben oui, se brancher sur le mental, c’est se brancher aussi sur mes peurs. Et « la peur est mauvaise conseillère »…

Et quand je me pose la question intérieurement, « comment je peux avancer ce projet et lancer, qu’est-ce qui manque, pourquoi ce n’est pas fluide », j’attends une réponse « technique » : telle stratégie, tel outil. Mais ma petite voix me répète jour après jour : « prends soin de toi ». Et je rouspète : cela me fait une belle jambe tiens donc…

Et cet après-midi, je comprends que c’est d’amour de soi dont ma petite voix me parle. Je suis tellement en zone d’inconfort vis-à-vis de la réussite de ce projet que je me dis « ok ».

Pourquoi il est si difficile de s’aimer

Avant, soyons honnête, je ne me détestais pas. Disons que je me supportais. Vous savez, comme cette collègue relativement inintéressante qui vous barbe quand elle vous raconte sa vie, ses géraniums, les aventures de son teckel ou ce qu’elle a regardé sur TF1, son principal loisir…

Concrètement, quand on ne s’aime pas, on a tendance à :

  • être gêné par les compliments que l’on nous fait (« oui, mais bon… »), à les fuir ou à se rappeler l’un de nos défauts quand on reçoit un compliment
  • en faire trop pour les autres et à se servir en dernier. J’ai mis du temps à intégrer le proverbe plein de sagesse : « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Et à tous ceux qui se disent que s’aimer est égoïste, je vous réponds que tout part de soi. Et que les autres ont moins besoin de vous que … vous.
  • NE PAS suivre nos envies (en-vie), se faire plaisir, prendre du temps pour soi, prendre le temps, se poser sans culpabiliser…
  • avoir du mal à réaliser ce qui nous tient à coeur. On va « aider les autres », car finalement, quand on ne s’aime pas plus que cela, inconsciemment on estime que l’autre le mérite plus… Et donc quand on est entrepreneur, des difficultés petites ou ENORMES à avancer nos projets aussi rapidement que l’on le souhaite.
  • passer du temps sur des trucs futiles car travailler pour soi, ce n’est pas la priorité. Mais franchement, vous avez vraiment envie de travailler à la réussite de cette collègue casse-pieds ?

Ce n’est pas évident de s’aimer quand nos parents ne cultivaient pas cet amour de soi et ne nous l’ont pas insufflé. On n’a pas eu les « bonnes graines » dans les mains. On a plutôt intégré les reproches, les « fais pas ci », « tu es idiot » ou la phrase qui m’a bercée « les enfants c’est comme les crêpes : la première est toujours ratée » (ah flûte, je suis l’aînée… ben alors je vais rater tout ce que j’entreprends). Mais nos parents ont fait « comme ils ont pu » eux aussi…

Qu’est-ce que ça change de s’aimer ?

Des petites et des grandes choses…

  • physiquement : un truc de fou !!! Quand je me regardais, je trouvais mon visage pas assez fin, je voyais mes bourrelets, mes cuisses trop grosses… bon je ne vais pas vous faire toute la liste. Aujourd’hui, quand je me regarde, des fois, ça revient un peu. MAIS j’ai remarqué que je me regarde de façon globale et je trouve mon visage et mon corps harmonieux. Comme quand une mère regarde son enfant avec amour, une femme son chéri. Des fois, je me dis qu’il faudrait que je perde quelques kilos, mais c’est une pensée pleine d’amour, sans culpabilité ou ressentiment contre ce corps « imparfait ».
  • se respecter, dire non. Comme je le mentionnais plus haut, j’avais tendance à me laisser dévorer par les autres. Et là, je ressens clairement ce dont je n’ai plus envie : des relations qui vous « bouffent », des gens qui en demandent toujours plus… Je pose les limites plus facilement. J’écoute ce dont j’ai envie. Alors oui, cela réajuste certaines relations (avec nos enfants, dans le couple, la famille, les amis et dans le travail), voire cela fait « exploser » les relations toxiques…
  • J’ai (enfin) intégré le « un non à l’autre est un oui à soi ». C’était normal que je n’y arrivais pas : lorsque l’on ne s’aime pas plus que ça, on accorde plus d’importance à la relation à l’autre et l’autre qu’à soi. Aujourd’hui, je ne fais plus plaisir à l’autre si cela me coûte, ou juste si « bof, pas envie ».
  • MES projets avancent plus vite. Et je ne culpabilise plus quand cela ne va pas assez vite.
  • je me dis « ma chérie » quand je me parle… et j’ai un ton, une intention plus douce et tendre quand je me dis « tiens, j’ai oublié de … » « j’ai zappé » « j’ai raté », comme avec mes enfants !! C’est plus léger à vivre !
  • Lorsque je signais un mail ou un sms, je mettais souvent mon prénom avec un « e » minuscule. Maintenant, c’est majuscule !
  • Et l’argent ? j’ai l’intuition que cela va changer la donne aussi. Quand on est entrepreneur, l’argent que l’on gagne dépend de notre baromètre intérieur. Si, si je vous assure. Or j’étais cette collègue pas folichone, pas « fun ». Donc inconsciemment, je ne m’accordais pas une valeur de fou… Vous allez vous battre pour demander une augmentation pour votre collègue chiante ? Donc mes revenus étaient à la mesure du niveau du baromètre… A voir si mon intuition a raison quand elle me souffle « amour de soi = abondance  » !!

Amour de soi et égoïsme

J’avoue ne pas comprendre les personnes qui disent que s’aimer est égoïste. Que nous dit le proverbe « charité bien ordonnée commence par soi-même » ?

Je crois sincèrement que s’aimer, c’est ne plus accepter de se laisser dévorer par les personnes qui se posent en victime et qui vous demandent des services, des coups de main. Et les aider en permanence, c’est … ne pas les aider. Car vous contribuez à les maintenir dans cet état de victime. Comment voulez-vous qu’elles se prennent en main ? Vous croyez vraiment qu’elles n’ont pas les ressources pour s’en sortir ? non, non c’est ce qu’elles essaient de se faire croire et de vous faire croire. Mais souvent elles n’ont pas au fond d’elles envie d’en sortir, car cela demande des EFFORTS et de changer de mode de pensée et de fonctionnement. Et c’est difficile et compliqué…

M’aimer ne m’empêche pas de continuer à aimer les autres, à m’occuper de mes enfants, de mon grand-père, de filer un coup de main professionnel ou perso à une copine dans le besoin, à donner à des associations… J’ai « juste » aussi moi comme priorité et urgence. Je ne me considère plus comme la cinquième roue du carrosse.

Et s’aimer, réussir ses projets est peut-être un magnifique exemple pour les proches qui rencontrent des obstacles, pour nos enfants.

Enseigner par l’exemple au lieu d’aider, de « sauver » encore et encore.

Et vous, où en êtes-vous sur ce long chemin ?

Si vous avez réussi à vous aimer quand vous étiez grand(e), comment avez-vous « fait » ?