Une fois, un coach m’a dit qu’il n’y avait pas de personne toxique, que des relations toxiques.
Il vivait visiblement dans un monde sans pervers narcissique, narcissique et portail organique…
Ou il pensait que l’être humain croisant la route d’un pervers narcissique était responsable de la relation toxique qui s’était mise en place…
Avant d’aborder dans un prochain article comment sortir d’une relation toxique, je pense qu’il est important de comprendre qu’il y a des individus qui ne fonctionnent fondamentalement pas comme vous ou moi.
Je vous donne quelques clés que j’ai découvertes au fil des années pour y voir plus clair…

N’étant ni spécialiste, ni psychiatre, je n’exprime que mon point de vue. Je vous invite à lire l’excellent ouvrage « Harcèlement moral » du Dr Hirigoyen qui a orienté ses travaux autour de la violence psychologique et des Pervers narcissiques. (Lien pour le commander sur Amazon : Le harcèlement moral).

Personne toxique et être humain

Il y a de multiples noms pour les personnes toxiques. Chaque domaine s’intéressant à l’être humain a ses grilles et dénominations pour caractériser ce type de personnes : la psychiatrie et la psychologie (pervers narcissique, narcissique), le domaine de la spiritualité (portail organique, hybride, sans-âme),…
Le terme « personne toxique » n’est pas parfait : il implique un aspect toxique pour quelqu’un ou un environnement.
En ayant croisé un certain nombre de « personnes toxiques » dès mon plus tendre âge dans les domaines amoureux, familial, amical et professionnel et ayant mis beaucoup d’énergie à comprendre leur fonctionnement, je vais partager avec vous ce que j’ai compris.
Par opposition à la personne toxique, je parle d’ « être humain ». Je n’ai pas trouvé de meilleur terme… L’être humain a les qualités humaines que l’on retrouve sur les fiches de poste des DRH : écoute, entraide, empathie, sens du groupe (souvent au détriment de son intérêt personnel)…

Relation toxique et personne toxique

Ce n’est pas parce que vous vivez une relation toxique que le protagoniste est forcément toxique. (j’en parlerai dans l’article sur « sortir d’une relation toxique »)
En effet, les relations toxiques peuvent être :
– entre un être humain et une personne toxique,
– entre deux êtres humains,
– et bien sûr entre deux personnes toxiques.
Une relation peut être « saine » entre un être humain et une personne toxique. J’en parle en fin d’article.
Ce que je vais vous dérouler sont des signes, des indicateurs. Cela peut être une relation amoureuse, amicale, familiale ou professionnelle.
Ce n’est pas parce que vous reconnaissez quelques signes que l’autre est une personne toxique
Il est facile et tentant de poser des étiquettes sur l’autre et de rechercher autour de soi toutes les personnes « toxiques ».
Nous avons pour la grande majorité, tendance à être dans la manipulation car c’est un schéma que nous avons vécu enfant et que nous reproduisons inconsciemment.
« si tu ne fais pas ça, je ne te donne pas cela… » (négocier avec l’enfant sans expliquer le pourquoi)
« tu rends triste maman quand tu fais cela » (culpabilité de l’enfant – chantage émotionnel)
« tu es méchant » (juger l’autre parce qu’il ne fait pas ce qu’on veut, poser des étiquettes auxquelles l’enfant va se conformer)
« tiens je t’ai fait un gâteau. Mais n’en mange pas trop car tu vas grossir » (injonction paradoxale)
« dis, tu m’aimes ?» (chercher à l’extérieur l’amour que l’on n’arrive pas à se donner)

 

Les signes pour reconnaître une personne toxique

Il y a à mon avis un nombre significatif d’individus (personnes toxiques) qui fonctionnent de façon inversée par rapport aux êtres humains.
J’ai identifié certains traits de caractère constants que j’observe fréquemment.

1. Duplicité et masques de théâtre

La personne toxique a souvent un double (triple) visage : la personne parfaite à l’extérieur (gendre parfait, copine attentionnée) et une personne très manipulatrice avec sa « proie ». Elle est par conséquent très difficile à identifier tant que l’on n’est pas devenue la cible de sa manipulation. De l’extérieur, la relation paraît saine et l’être humain semble affabuler ou en rajouter car rien n’est visible…
La personne toxique semble changer de personnalité en fonction du contexte et endosser des rôles différents. Cette duplicité trompe la plupart de ses interlocuteurs.
L’être humain a tendance à rester fidèle à lui-même, même s’il peut changer de comportement quand il est dans un environnement qu’il ne connaît pas.
Lorsque la personne toxique s’intéresse à vous, il est très difficile de voir qui se cache sous le masque. Elle a un réel talent pour cacher sa véritable personnalité…

2. La personne toxique prend beaucoup et donne de façon calculée

La personne toxique prend facilement et donne de façon intéressée. Quand elle donne quelque chose, elle attend un retour et créée une dette à l’encontre du receveur.
A l’inverse, l’être humain donne facilement et a du mal à recevoir (un service, un compliment, un cadeau).
C’est visible sur des petites choses.
Par exemple, au bureau, vous apportez une tablette de chocolat et spontanément vous allez partager la tablette avec vos collègues.
La personne toxique va garder la tablette de chocolat (ou ses sachets de thé) dans son caisson et quand elle va partager, elle va le faire parce que c’est « son tour » et que c’est attendu. Il y a souvent un déséquilibre dans les « tours ».
L’être humain va organiser et donner de son temps pour organiser le pot de départ ou une fête pour un collègue. La personne toxique va faire ce qui est visible et ce qui va lui apporter une reconnaissance (remettre le cadeau commun devant tout le monde), mais elle ne restera pas pour ranger les tables à la fin et faire « le petit travail ».
Dans un groupe de travail à l’école, la personne toxique va participer a minima et va laisser l’être humain faire le plus gros du travail. Mais elle va présenter la moitié et récolter le fruit du travail de l’être humain.
Dans une relation amoureuse, la personne toxique peut inonder de cadeaux l’être humain qui va se sentir redevable et « aimée ». Mais souvent, le cadeau est donné avec la pique qui blesse…

Si elle a un intérêt à vous flatter, elle sera très généreuse. Si elle a envie de vous voir plus souvent, elle va multiplier les cadeaux pour vous et vos enfants. Si elle souhaite profiter de votre réseau professionnel, ou de vos compétences, elle va vous flatter, vous dépanner…
C’est pour cela que lorsque la « proie » de cette personne toxique vous parle, vous aurez l’impression que ça ne colle pas avec le comportement que vous voyez. Cela dissonne complètement.

3. Maintenir l’autre en bas du piédestal

La personne toxique ne peut être qu’au-dessus des autres.
Dans sa relation avec sa « proie », elle va donc s’attacher à rabaisser, abîmer l’autre, saper sa confiance, blesser sans laisser de trace visible.
L’être humain est la cible du conjoint toxique : moqueries, railleries devant les amis ou le cercle familial. Quand l’être humain proteste, il y a un déni de sa souffrance : « mais c’est pas grave », « je disais ça pour rire », « tu n’as pas d’humour ».
L’être humain ressent un sentiment de dévalorisation, un vide intérieur et se sent encore plus mal. La personne toxique instille le doute : l’être humain manque d’humour, il est trop sensible, il s’attache à des broutilles…
La personne toxique pratique au quotidien la dévalorisation dans le domaine privé / intime : sur le physique, les capacités de parent, les talents culinaires (il manque toujours quelque chose, comparaison)…
La personne toxique manie l’art de l’attaque sous un voile de compliment : injonction paradoxale (double contrainte paradoxale) créant une dissonance cognitive (conflit cognitif interne car informations incompatibles) et un état de confusion (on ne sait plus quoi penser)…
En entreprise, ces injonctions paradoxales sont souvent vécues au quotidien : « prends des initiatives, mais tu n’as pas le droit à l’erreur/ on t’attend au tournant » ; « prends le temps de bien faire, mais dépêche-toi »…
Le conjoint toxique oublie de vous prendre un gâteau à la pâtisserie alors qu’il en a pris pour tout le monde lors du repas de famille. Ou il choisit un gâteau que vous n’aimez pas alors qu’il connaît vos goûts. Devant tout le monde, il vous rappellera que vous aviez dit que vous faîtes attention à votre ligne et vous proposera de partager son gâteau avec vous. Si vous vous sentez blessée, c’est de votre faute puisqu’il n’a fait que vous écouter…
« Tu es magnifique dans cette robe. Dommage que tu aies grossi…»
Ces attaques peuvent être dans les mots, dans le ton (ironique / sarcastique) ou le regard (mode scanner avec moue, regard méprisant). La personne toxique transforme un compliment en un coup de couteau invisible…

4. Yoyo émotionnel

La personne toxique applique en permanence la stratégie du « yoyo émotionnel », alternant sur-gentillesse/ compliment / tendresse et attaques/ violence.
L’être humain est alors en émotions hautes (tout va bien, il est super) à des émotions basses (je ne vaux rien).
Face à un problème relationnel, l’être humain a par nature tendance à penser qu’il est en tort et qu’il a mal fait. Il ne remets pas en premier lieu l’autre en cause. A l’inverse de la personne toxique…
C’est souffler le chaud et le froid en permanence.
Lorsque l’être humain verbalise sa souffrance, son souhait d’arrêter la relation, la personne toxique s’en veut, promet de changer… Elle ne veut pas perdre sa proie…
Elle affectionne le chantage affectif : elle joue sur les émotions, fait du chantage au suicide (mais ne passe pas à l’acte. En revanche, ils poussent l’autre à se suicider sans se salir les mains.)
Elle formule des excuses quand ça va trop loin. Mais c’est quand même de votre faute car…
Il y a fondamentalement un manque de sincérité.
On ne voit ce manque de sincérité et le vide de ces mots que quand on accepte de perdre la relation idéale dont on rêvait et d’ouvrir les yeux.

 

5. Un profond manque de qualités humaines

La personne toxique a un manque d’empathie et par moments on capte cette froideur.
Elle a tendance à rejeter celui qui est tombé, qui n’est pas assez fort, qui est un faible inutile.
Elle ne ressent pas ou peu l’état émotionnel de son interlocuteur. Elle va utiliser le langage corporel et des signes visibles pour se repérer, alors que l’être humain ressent les émotions de l’autre et « se connecte » à l’autre facilement.
Elle appelle / sollicite quand elle a besoin de vous, mais ne répond pas quand vous prenez des nouvelles ou avez besoin d’un coup de main.
Par exemple, la personne toxique va dire bonjour au bureau si elle a besoin de vous. Mais elle ne va pas prendre la peine de vous saluer si elle n’a pas d’intérêt.
La personne toxique a néanmoins une très bonne capacité à sentir nos fragilités et nos blessures et de nous faire croire qu’elle peut répondre à nos attentes.
Elle se félicite souvent d’être empathique et empathe, d’être à l’écoute, d’être dotée de grandes qualités humaines. Souvent elle copie le comportement des êtres humains comme un caméléon.

6. Egocentrisme et comportement territorial

Dans sa conception du monde, la personne toxique se voit au centre et n’a pas de mal à tirer son épingle du jeu dans les relations.
A l’inverse, l’être humain place son centre de gravité en l’autre et dans ses relations à l’autre. L’être humain va souvent avoir du mal à prendre des décisions justes pour lui, où il se respecte car il ne veut pas blesser ou abîmer sa relation à l’autre.
La personne toxique a du mal à tenir compte des besoins des autres : cela ne l’intéresse pas vraiment. L’intérêt personnel prime sur l’intérêt du groupe.
Elle est souvent territoriale : elle ne respecte pas le territoire de l’autre et elle a tendance à venir tester les limites. Tant que vous ne lui dites pas non, c’est oui pour elle… et souvent, il faut répéter le non…
Elle est souvent physiquement très proche et intrusive.
Elle va prendre / emprunter vos affaires, mais ne prête pas les siennes. Et vous allez devoir batailler pour récupérer vos affaires.
Ce qui est à vous, est à elle. L’inverse n’est pas vrai.
Bien sûr, en tant que centre du monde, elle ne va jamais vraiment se poser la question d’être une personne toxique.

 

7. Manipulation et triangle de Karpman, relations de pouvoir

 

La personne toxique n’arrive pas à fonctionner hors du triangle de Karpman.
Le triangle de Karpman, c’est la relation où chacun joue un rôle : le bourreau, la victime et le sauveur. Le bourreau peut être la situation, un événement.
La manipulation est une nature profonde. Il n’est pas possible d’avoir une relation de couple saine avec une personne toxique. Tout est compliqué et tarabiscoté.
Quand vous prenez conscience de schémas anormaux et essayez d’en parler, elle ne va pas reconnaitre ce qu’elle a fait ou le minimiser à l’extrême et retourner la situation en vous faisant passer pour celui qui est le bourreau.
Elle va trouver des excuses : une enfance difficile, tel problème extérieur. Ce n’est jamais de sa faute…
Elle aime se faire passer pour la victime pour attirer la compassion de personnes extérieures qui vont jouer le rôle du sauveur.
Les personnes toxiques ne peuvent pas par nature se voir dans le mauvais rôle.
C’est une certitude qu’une personne toxique ne peut pas être dans le rôle du « méchant » (bourreau). Elle a une assurance qui désarçonne l’interlocuteur qui va douter de ses ressentis et de ses sentiments. Elle va rallier à sa cause l’auditoire qui va prendre parti pour elle (en jouant le rôle du sauveur). Elle est votre victime lorsque vous pointez ses agissements.
C’est pour cela qu’il y a des pervers narcissiques qui se voient confier la garde des enfants après avoir brisé leur conjoint. Rares sont les professionnels qui arrivent à les détecter.

La personne toxique aime le pouvoir et les relations où elle peut avoir du pouvoir sur l’autre. Cela peut être en entreprise, dans le monde politique, en associatif, avec des enfants (dont la parole n’est pas entendue et qui n’ont pas les clés pour comprendre quand cela ne tourne pas rond)…
Elle a besoin d’avoir raison contre l’autre.
Il y a des personnes toxiques parmi les thérapeutes et coachs car leurs consultants se dévoilent et ont besoin de conseils : ils sont parfois en situation de fragilité psychologique…

 

8. Monopolisation du temps, de votre énergie, exclusivité

Comme la personne toxique est territoriale et considère l’être humain comme sa propriété, elle cherche à l’isoler.
C’est réalisé insidieusement : dévaloriser la famille et les amis pour les éloigner.
Dans le couple, elle contrôle votre agenda, veut savoir ce que vous faîtes et justifie par une « jalousie saine » car elle vous aime.
La copine toxique va vous appeler hyper fréquemment pour déverser ses problèmes. Elle ne s’intéresse pas de savoir si vous êtes occupé ou si vous avez mieux à faire. Et quand vous réfléchissez, vous vous rendez compte qu’il y a un déséquilibre entre le temps où elle déverse ses problèmes et le temps où vous parlez de vous. Quand vous raccrochez, vous vous sentez « vidée » de votre énergie. Et c’est une réalité : ce type de personnes « pompe » l’énergie des êtres humains… Ce processus est fort bien décrit dans La prophétie des andes de James Redfield.

Diviser pour mieux régner

La personne toxique dans son besoin d’exclusivité va manipuler en disant des « vérités alternatives » sur les uns et les autres, en rapportant des paroles sorties du contexte pour monter les gens les uns contre les autres.
Elles aiment les cancans : on allume une étincelle et on regarde faire en se délectant. Mais elles ne prennent pas parti et laissent les autres faire « le sale travail ».
Les êtres humains développent alors des ressentiments les uns contre les autres, au lieu de vivre en harmonie.

 

9. Un besoin d’être sous le feu des projecteurs

La personne toxique a un grand besoin d’écoute, d’être encensée, valorisée, admirée. Elle aime voir la fascination dans le regard de l’autre. Elle embellit les histoires pour en être le héros pour avoir les regards tournés vers elle et la reconnaissance de l’autre.
Ce qui peut paraître amusant au début (il raconte tellement bien, il enjolive), est en fait la marque d’un égocentrisme maladif.
L’être humain est le faire-valoir de la personne toxique.
En entreprise, elle gère très bien sa mise en valeur et sa communication. Elle n’a pas de scrupule à s’attribuer le travail de l’autre et sait se faire bien voir par la hiérarchie. Pourtant elle est en service minimum et laisse les autres trimer. C’est souvent ce type de profil qui reçoit les promotions et les primes… créant des organisations profondément toxiques…
Par nature, la personne toxique vit mal le célibat car il est privé de son auditoire. Elle aime séduire et enchaîne les relations.

 

10. Souvent très documenté, expert, diplômé et… caméléon

La personne toxique a souvent des connaissances encyclopédiques. Elle multiplie les titres (faire-valoir) et formations. Elle a lu beaucoup et a un avis sur tout.
Notamment dans le domaine de la spiritualité que je côtoie, ce sont des personnes qui savent « beaucoup beaucoup » de choses et … aiment compliquer les choses simples, les rendant ainsi difficilement accessibles à l’autre. Elles restent ainsi expertes et « au-dessus » de l’autre.
La personne toxique privilégie des êtres humains coincés dans un syndrome de l’imposteur, un sentiment de ne pas être à la hauteur.
Elle est aussi très caméléon : elle attrape les idées des autres et se les approprie. Elle observe les autres et copie les réactions et émotions des êtres humains. Avec le recul, on se rend compte que cela ne sonne pas juste. 

11. Projette sa nature de manipulateur sur vous

Comme la personne toxique est pétrie par le mensonge et la manipulation, elle a l’impression que vous êtes pareil.
Et à l’inverse, l’être humain voit que le bon autour de lui.
C’est un phénomène classique : nous voyons chez l’autre nos peurs et défauts et nous projetons sur l’autre notre mode de fonctionnement.
Comme la personne toxique pense que l’être humain est comme elle, c’est-à-dire dans le mensonge, elle a besoin de contrôler, vérifier et croit être manipulée.
Elle a besoin d’être rassurée que vous ne le manipulez pas en envoyant des SMS, en appelant, …

Dans le couple, je n’ai pas encore vu deux personnes toxiques ensemble pendant longtemps. C’est explosif : chacun essayant de manipuler l’autre en vain… C’est souvent une surenchère de violence… 

Relation saine avec une personne toxique 

Lorsqu’on n’intéresse pas une personne toxique, celle-ci nous présente son meilleur visage et un désintérêt…
Elle peut néanmoins être cordiale avec vous si elle a besoin d’alliés dans son jeu de pouvoir (notamment dans le « diviser pour mieux régner »).
Dans les métiers où il n’y a pas d’enjeu de pouvoir (manager, coach, thérapeute, métier avec les enfants…), la personne toxique est souvent un bon professionnel, impliqué et travailleur.
C’est pour cela que le terme de « personne toxique » n’est pas très juste. Car ce type de personnes participe à la société et à l’organisation et peut avoir des qualités dans le travail de grande valeur.
Votre boulanger peut être un très bon artisan… et une « personne toxique » si vous êtes dans sa ligne de mire. Si vous n’êtes pas sa cible, vous le côtoyez sans problème et l’appréciez.
Fort heureusement, les personnes toxiques ne développent pas des relations toxiques avec tout leur entourage.

 

La victime d’une relation toxique

Je suis régulièrement tombée des nues quand une personne se présentait comme victime d’une relation toxique, voire d’un pervers narcissique.
C’est assez fréquent que la « victime » de la relation toxique soit la personne toxique. C’est quand on rencontre le « pervers narcissique » que l’on recolle les morceaux ensemble.
D’une façon générale, la personne qui se présente comme « victime » et en parle beaucoup, essaie de s’attirer l’attention et l’empathie de son auditoire qui prend le rôle du sauveur.
Ce n’est pas toujours le cas, mais cela arrive assez souvent…

Les organisations toxiques 

Par nature, une organisation – société, association, … – est une structure avec des relations de pouvoir (manager – collaborateur ; celui qui tient le budget ; celui qui décide des primes…). C’est donc tout naturellement que les personnes toxiques pullulent dans le milieu professionnel.
Il y a un phénomène de moutonnement des valeurs individualistes (compétition, culture du résultat…) par le comportement de personnes toxiques.
La fonction publique est une prison dorée : il est difficile de sortir et de se reconvertir. Les êtres humains se sentent obligés de rester pour la retraite, les avantages sociaux et la sécurité de l’emploi (= sécurité des revenus). Se sentant difficilement capables de quitter cet environnement, ils deviennent des cibles privilégiées des personnes toxiques.
A mon sens, la bienveillance et le bien-être au travail sont des rustines sur des organisations gérées par des personnes toxiques. Ces nouvelles mesures sont là pour amadouer et pour garder les êtres humains car on a besoin d’êtres humains dévoués et impliqués dans les organisations.
Entre êtres humains, la bienveillance, le bien-être, l’attention envers l’autre sont naturels et ne nécessitent pas de formation, messages affichés sur les murs, sensibilisation ou que sais-je…
Pendant longtemps je ne comprenais pas pourquoi face à un manager qui harcèle plusieurs collaborateurs, la DRH invite le collaborateur à partir ou à muter et ne sanctionne pas la personne toxique. Car l’organisation est toxique… mais avec une nouvelle machine à café et une formation sur le management bienveillant, les salariés espèrent que les choses vont changer et qu’ils ne sont pas si mal…

 

Etes-vous une personne toxique ?

Si vous prenez le temps de lire tout l’article et de faire un travail d’introspection, c’est que vous utilisez probablement des mécanismes de manipulation.
La plupart des êtres humains, dont moi, utilisent parfois des mécanismes de manipulation.
Les repérer et s’en libérer permettent de s’apaiser intérieurement et de remettre du « sain » dans les relations avec notre entourage. En prendre conscience en est la première étape.
Un individu qui s’interroge réellement et sincèrement pour savoir s’il est toxique, a peu de chances de l’être…
La personne toxique est un héros et ne peut être un bourreau dans son univers. D’ailleurs, souvent, c’est elle qui est victime d’affreux pervers narcissiques…
La personne toxique lira cet article et ira pointer chacun de ces points pour vous démontrer que c’est vous la personne toxique, et non elle…

Cet article n’est pas pour stigmatiser telle ou telle personne.
Rencontrer des personnes toxiques et être dans leur ligne de mire sont des expériences que tous les êtres humains ont vécues au moins une fois.  

Parfois, c’est très difficile d’en sortir et de guérir des blessures psychologiques infligées.
Cet article a surtout vocation à vous aider à comprendre le mode de fonctionnement inversé d’une partie de la population, à intégrer que les personnes toxiques ne changent pas qu’elles que soient les promesses.
Il faut faire le deuil d’avoir une relation normale avec ce type de personnes lorsqu’on est en « ligne de mire ».
Même si c’est un parent, un enfant, un frère, votre conjoint et parent de vos enfants ou votre meilleur ami d’enfance…

Et être vigilant si vous décidez de monter une société avec un associé. Le projet peut tourner au cauchemar…
Si vous vivez une relation difficile ou si vous êtes victime de violence et de souffrance, consultez un spécialiste (psychologue, psychiatre…).
Souvent les proches n’ont pas conscience de ce type de comportement et vont minimiser ce que vous vivez. Surtout que la personne toxique va présenter son meilleur visage à votre entourage…
Cela peut aller très loin, parfois jusqu’au suicide de l’être humain.
Il est très difficile de quitter une personne toxique car l’être humain est sous son emprise psychologique (confusion mentale par les injonctions paradoxales et critiques, dissonance cognitive, baisse de l’estime de soi).
De plus, la personne toxique ne veut pas être privée de son être humain, qu’elle considère comme sa propriété.
Vous risquez de subir un harcèlement si vous essayez de partir, de la violence morale, voire physique (des dizaines de SMS, des messages téléphoniques, …).
Il y a des associations qui peuvent vous accompagner.
N’hésitez pas à les solliciter : cela arrive à des hommes et des femmes de tous les milieux et de tous les âges.
Il n’est jamais trop tard pour retrouver sa liberté et son pouvoir personnel et … vivre !

Dans cet article, je vous parle de comment sortir d’une relation toxique.

Pour aller plus loin, voici le point de vue de Lulumineuse qui partage des canalisations sur les « portails organiques »/ pervers narcissiques :
atelier Lulumineuse

Le livre du Dr Hirigoyen qui permet de comprendre le harcèlement moral, cette violence psychologique invisible… que ce soit au sein du couple, d’une famille ou en environnement professionnel.
Image by u_8u5n1hlx from Pixabay
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